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Notre communauté

Rappel historique

L’histoire des Acadiens en Nouvelle-Écosse remonte à plus de 400 ans avec l'arrivée des premiers colons européens qui, en 1605, fondent un établissement à Port-Royal dans une contrée qui deviendra connue sous le nom d'Acadie.

Au début des années 1700, la population de la colonie compte déjà plusieurs milliers de personnes. L’Acadie comprend alors des villages de pêcheurs le long de la côte sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et des collectivités agricoles dans le nord, depuis Grand-Pré jusqu’à Amherst et même au Nouveau-Brunswick. Une identité et une culture distinctes en émergent.

Au cours des ans, le contrôle de l’Acadie passe maintes fois de la France à l'Angleterre. En 1713, le territoire qui est aujourd’hui la Nouvelle-Écosse continentale passe sous le contrôle britannique. Malgré les conflits entre la France et l’Angleterre, les Acadiens restent toujours neutres.

Quand la guerre reprend entre l’Angleterre et la France en 1744, la population acadienne est de loin supérieure en nombre à la population britannique et cela est perçu comme une menace. La période qui suit est marquée par les événements les plus tragiques de l’histoire acadienne.

De 1755 à 1763, les Britanniques expulsent et déportent la population acadienne. Durant le Grand Dérangement, entre 10 000 et 18 000 Acadiens sont déportés. Plus de 6000 sont dispersés dans les 13 colonies américaines. Jusqu’à un quart de la population fuit dans des territoires français : à l'île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard), à l’île Royale (Cap-Breton), dans les territoires qui sont aujourd’hui le Nouveau-Brunswick et le Québec. Environ 3000 Acadiens sont déportés en France quand les Britanniques capturent la forteresse de Louisbourg en 1758.

Avec la fin de la guerre en 1764, des petits groupes d’Acadiens sont autorisés à revenir en Nouvelle-Écosse. Comme leurs maisons ont été détruites et leurs terres données à d’autres, ils s’installent en bordure de la mer. Beaucoup vivent de la mer et établissent des communautés fortes qui existent encore aujourd'hui comme celles de Chéticamp et de l’Isle Madame au Cap-Breton, de Pomquet près d'Antigonish, de Wedgeport et de Pubnico, et des villages qui forment la Municipalité de Clare sur les rives de la baie Sainte-Marie dans le sud-ouest de la province.

Les Acadiens prospèrent durant les années 1800 et contribuent à l’essor de la Nouvelle-Écosse. Ils obtiennent de nouveaux droits, accèdent à des postes de pouvoir et fondent des écoles. En 1881, les participants à la première Convention acadienne désignent le 15 août comme Fête nationale des Acadiens. En 1884, les Acadiens adoptent un drapeau et un hymne national, l’Ave Maris Stella.

Avec une histoire définie par la tragédie, le courage et la persévérance, les Acadiens préservent leurs traditions et leur culture depuis plus de 400 ans. La langue française et la dynamique culture acadienne font partie de la diversité célébrée aujourd’hui en Nouvelle-Écosse.

Frise chronologique acadienne – Découvrez les jalons de l'histoire des Acadiens.

Le Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse  Explorez l’Acadie et le Village historique acadien, situé à Pubnico-Ouest-Le-Bas, qui fait partie du Musée de la Nouvelle-Écosse.

 

Les Acadiens et les francophones aujourd’hui

La population

La communauté acadienne et francophone en Nouvelle-Écosse compte 34 585 personnes de langue maternelle française, soit 3,8 p. 100 de la population selon le recensement de 2011 de Statistique Canada.

La population francophone est dispersée sur l’ensemble de la province de la pointe sud-ouest jusqu’à l’extrémité de l’île du Cap-Breton. Par le passé, la population acadienne et francophone était concentrée surtout en milieu rural mais depuis quelques années, elle est présente en plus grands nombres en milieu urbain.

Les Acadiens constituent la majorité de la population dans les municipalités de Clare et d’Argyle. Au Cap-Breton, le français est la langue la plus parlée à Isle Madame et à Chéticamp.

Le français est la langue maternelle de 11 935 personnes dans la Municipalité régionale d'Halifax, ce qui représente 34,5 p. 100 de la population totale des gens de langue maternelle française en Nouvelle-Écosse.

 

Le français en Nouvelle-Écosse

Environ 10 p. 100 de la population, soit 94 310 personnes, peuvent parler français.

Parmi les médias francophones en Nouvelle-Écosse, il y a l'hebdomadaire Le Courrier de la Nouvelle-Écosse et les stations radiophoniques et de télévision de Radio-Canada. Il existe quatre stations radiophoniques communautaires qui diffusent dans les collectivités acadiennes et francophones de la province : CIFA qui diffuse dans les municipalités de Clare et d’Argyle, CKJM qui diffuse à Chéticamp, CITU (Coopérative Radio Richmond) qui diffuse à l’Isle Madame, et CKRH (Radio Halifax-Métro), qui diffuse dans la région d’Halifax.

 

L’économie

En Nouvelle-Écosse, les Acadiens et les francophones travaillent surtout dans les secteurs de la pêche, de la forêt, des services et du tourisme. La province possède une communauté acadienne et francophone dynamique dans le domaine des arts et de la culture, qui est représentée à l’échelle provinciale par la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse.

Dans les régions acadiennes, il existe une forte culture entrepreneuriale. Les entreprises se font concurrence tant sur la scène locale que sur la scène internationale dans des industries comme l’aquaculture et la transformation des aliments.

L’industrie de la pêche est importante dans les régions d’Argyle, de Clare, de l’Isle Madame et de Chéticamp. La plus prospère au Canada atlantique est celle de la région d’Argyle.

Avec des sites nationaux historiques comme ceux de Grand-Pré et de Port-Royal, des églises parmi les plus vieilles d'Amérique du Nord, des festivals et des musées, les communautés acadiennes offrent aux visiteurs de nombreuses expériences culturelles qui sont une importante composante de l’industrie touristique en Nouvelle-Écosse.

Le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse est un organisme à but non lucratif qui offre à la communauté acadienne et francophone du leadership en matière de développement économique et d'employabilité.

 

L’éducation

Les familles acadiennes et francophones ont accès aux écoles publiques francophones du Conseil scolaire acadien provincial qui compte plus de 20 écoles accueillant en tout près de 5 000 élèves à l’échelle de la province.

Plus de 15 000 élèves étaient inscrits aux programmes d’immersion en français dans les écoles des conseils scolaires anglophones durant l’année scolaire 2011-2012.

L’Université Sainte-Anne offre des programmes postsecondaires en français à son campus principal à Pointe-de-l’Église et dans ses quatre campus satellites.

Nota : Les données démographiques sont basées sur les données du recensement de 2011 de Statistique Canada. Données sur l'enseignement obtenues du ministère de l'Éduration.

 

Célébrations et commémorations acadiennes

Il y a des célébrations et des commémorations qui rassemblent les Acadiens et les francophones pour souligner leur patrimoine et faire connaître leur culture. Pour en savoir plus...